Anorexie: La Haute autorité de santé publie de nouvelles recommandations

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Anorexie: La Haute autorité de santé publie de nouvelles recommandations

Message  Ecureuil le Sam 23 Oct - 16:29

LA HAUTE AUTORITE DE SANTE PUBLIE DE NOUVELLES RECOMMANDATIONS

En France, l'anorexie toucherait plus de 40 000 adolescents (des filles à 90%). C'est une maladie "mentale" grave, mortelle dans 20% des cas, dont le diagnostic est souvent posé tardivement. C'est pourquoi la Haute Autorité de santé (HAS) vient d'émettre de nouvelles recommandations à son sujet. Le but est de sensibiliser à la fois les professionnels de santé et les familles pour que les jeunes concernés soient rapidement pris en charge et pour leur éviter - ainsi qu'à leurs parents - un "parcours d'errance" très traumatisant.

"Nous avons constaté que les professionnels de santé manquaient de repères sur cette pathologie, que les soins étaient désorganisés, la prise en charge parfois inadaptée et la filière de soins mal identifiée", a expliqué le professeur Jean-Luc Vénisse, chef de service d'addictologie au CHU de Nantes, l'un des auteurs de ces recommandations. "Il y a une grande méconnaissance de l'anorexie par les professionnels de santé et par le grand public", a ajouté Mme Christine Chiquet, la présidente de la Fédération nationale des associations sur les troubles du comportement alimentaire.

Pour permettre un repérage plus précoce et ciblé de l'anorexie, la Haute Autorité de Santé en les signes évocateurs:
- un ralentissement de la croissance
- une absence de règles chez une adolescente

L'HAS propose désormais au médecin généraliste, le plus propice pour déceler ces cas à la base, de poser quelques questions simples pour repérer les personnes en risque d'anorexie. Par "Vous inquiétez-vous d'avoir perdu le contrôle de ce que vous mangez?" ou "Les autres vous trouvent-ils trop mince alors que vous pensez être trop grosse?". Dès qu'un cas d'anorexie est dépisté, la personne sera immédiatement traitée, hors hôpital, sauf en cas d'urgence.

Un spécialiste (psychiatre, pédopsychiatre ou psychologue) sera également mis en contact avec la personne malade en vue d'engager des soins psychothérapeutiques pour en trouver les causes. Chaque fois que cela est possible, il sera établit une "alliance thérapeutique" avec le patient et sa famille. Jusqu'à présent les parents étaient souvent écartés et un "rapport de force" était alors engagé entre les soignants et le patient. Ce choix est conforté par les résultats d'une étude américaine publiée dans les Archives of General Psychiatry.

Une étude menée aux États-Unis démontre qu’à traitement égal, les patientes qui ont bénéficié d’une thérapie familiale sont 49% à être totalement guéries un an après, tandis que celles qui ont suivi une thérapie centrée sur elles-mêmes ne sont que 23% à être en rémission. Selon la HAS, la prise en charge devrait donc être adaptée en ce sens, et inclure la famille dans le processus de guérison.




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